Votre Sensei

SENSEI est un terme japonais est un terme japonais qui signifie “celui qui était là avant moi , qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir faire ” ou de manière plus condensé celui qui connait et qui donne son enseignement à un élève ( kohai ).

Sensei Danny Martel débuta le karaté Shotokan à l’automne de 1975 au CEGEP Limoilou à Québec pendant ses études. Dès le premier cours la fièvre du karaté s’est emparée de moi et l’entraînement s’est intégré dans ma vie depuis ce temps. Je me souviens de ma rencontre avec les deux sensei qui ont été mes guides dans mon cheminement, soit Jean Lachance et Roger Massicotte qui enseignait le karaté Shotokan à ce moment dans un petit local de danse avec miroirs ou de judo avec tatami. Pas facile pour l’équilibre. Beaucoup de souvenirs ont marqué mes premières années de karaté. Aussi de voir d’autres personnes comme moi qui grimaçaient et suaient à grosses gouttes étaient pour moi une source de motivation.

Après beaucoup de discipline, de détermination et de tenacité, je me présentais pour mon SHODAN au camp d’été en juillet 1982 devant sensei Mikami. Je réussi mon examen. Un travail encore plus exigeant m’attendait. Aucune raisons ne pouvait justifier une absence à un cours. Je me faisais un devoir d’être toujours présent à mes entraînements. J’avais mon deuxième dan bien ancrée dans ma tête. Alors j’ai travaillé fort et je me suis présenté au camp des Maîtres en 1986 devant sensei Nakayama, Osaka, Takashina et Mikami. Encore une fois je réussi mon examen de NIDAN. Quels merveilleux souvenirs d’avoir côtoyer ces sensei.

Je me rappelle durant ce camp d’avoir demandé à sensei Nakayama de faire le kata que je présentais à mon examen, soit Empi. On venait de terminer un cours d’instructeur avec sensei Nakayama. Il quitta le dojo sans que personne ne s’en rende compte. Je le vit sortir et se diriger vers la cafétéria. Un long corridor vitré séparait le dojo de la cafétéria. Je rejoignis sensei et lui demanda humblement s’il me permettait de faire mon kata et d’y apporter les corrections si nécessaires. Il me permit d’exécuter mon kata. Les rayons du soleil pénétraient ce long corridor et seul avec lui comme si le temps s’était arrêté, je me présentait devant ce grand sensei qui me regardais faire Empi. Avec toute la finesse d’un grand maître, sensei Nakayama me fit quelques corrections et continua son chemin. Un grand moment dans ma vie de karatéka que je n’ai jamais oublié. Ça a laissé une marque dans mon karaté et depuis ce temps je continue mon entraînement sans relâche.

Beaucoup d’entraînement, quelques compétitions, quelques médailles et à partir de ce temps seul ma progression physique et spirituelle comptait. Le goût des examens a disparu pour longtemps car seulement en 2002 je me suis présenté pour mon troisième dan. Je me présentais pour cet examen devant sensei Kagawa et sensei Katsumata. Mon premier échec arriva lors de cet examen. Alors je me suis rappeler ce que disais sensei Funakoshi, soit; ‘’Le but du karaté n’est ni la victoire ni la défaite, mais le dépassement de soi même’’. Car je m’étais dépassé mais pas assez pour passer mon troisième dan. Je me suis encore remis à l’entraînement et je me présentais de nouveau en 2003 pour réussir cet examen de SANDAN.

De nouveau je me remis à l’ouvrage, mais cette fois j’avais un sensei qui allait être pour moi la pierre angulaire de mon karaté, soit sensei Katsumata. Après plusieurs camps et cliniques d’entraînement, je décidai de me préparer pour mon quatrième dan. Les derniers 6 mois de préparation l’ont été avec sensei Katsumata avec qui à chaque semaine rigoureusement et avec exactitude me corrigeait en préparation de mon examen. En février 2010, je me présente pour ce grand défi personnel. Ce fut une réussite qui m’apporta humblement une grande satisfaction. J’étais YONDAN.

Une autre grande réalisation avec la mise en place en 2007 du programme de KARATÉ ADAPTÉ pour les personnes avec des limitations et en fauteuil roulant. Toujours et sans relâche je m’oblige à perfectionner toutes ces connaissances acquises durant toutes ces années. Et je viens de recevoir le grade de SHODAN en iaido seitei iai effectué devant le comité d’évaluation de la Fédération Canadienne de Kendo, Iaido, Jodo à l’examen de février 2015. Une autre grande fierté pour moi. D’autres défis m’attendent.

Mais mon plus grand plaisir est de partager tout ce merveilleux karaté ainsi que mes connaissances et ma grande passion avec les élèves du dojo FUDOSHIN. OSSU!

Sensei Danny Martel, 4e Dan Yondan JKA/JKS / Shodan en Iaido

 

LE DOJOKUN

 

Hitotsu! – Jinkaku kansei ni tsutomuru koto

Recherche la perfection du caractère

Hitotsu! Makoto no michi o mamoru koto

Sois loyal

Hitotsu! – Doryoku no seishin o yashinau koto

Surpasse toi

Hitotsu! – Reigi o omonzuru koto

Respecte les autres

Hitotsu! – Kekki no yuu o imashimuru koto

Abstiens toi de toute conduite violente

“L’homme de connaissance maîtrise la technique et la redonne en enseignant. Il met sa vie et son âme dans cet enseignement, et plus il donne, plus il s’enrichit. Lorsqu’il explique à un élève une technique maîtrisée, plus il explique et plus il se perfectionne en lui même. Alors il commence à découvrir l’harmonie qui lui permettra de découvrir le chemin de la transmission. Il a encore beaucoup à apprendre mais il sait que le temps n’importe peu, puisqu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie.”

“Gichin Funakoshi

“Etre conscient de ce que l’on connait, mais ne pas oublier ce qui nous reste à Apprendre”.