Le SALUT ( REI )

Seiza

L’origine du Seiza : Le Seiza est une position à genoux. Son utilisation plonge ses racines dans le Japon féodal. Les lois restrictives du Shogunat Tokugawa (vers 1600) et son pouvoir unique plongèrent le Japon dans une longue période de paix. C’est ainsi qu’il n’était plus possible pour un Samouraï de pénétrer avec ses armes dans une maison où il était invité. Le Samouraï devait préserver une distance de sécurité par rapport aux autres en gardant une position non agressive : le Seiza. Cette position lui donnait une allure calme et non hostile tout en lui permettant de réagir sur le champ en cas de conflit immédiat. Aucune autre position assise que le Seiza ne permet de garder les hanches libres, de se lever et se déplacer avec autant d’aisance. Le mot Seiza signifie à la lettre «être assis d’une manière correcte».

De nos jours : Lorsque l’on arrive dans un Dojo, on accepte avant toute chose de respecter un rituel qui fait partie intégrante de la pratique. A l’entrée et à la sortie du dojo on s’incline par un salut debout. Rentrer dans le Dojo et adopter le Seiza est l’unique façon de vous détacher de votre journée et de barrer la route à vos petits tracas personnels. L’entrée dans l’ère du dojo se fait toujours par le pied gauche et la sortie se fait par le pied droit. Le salut est un acte d’engagement pour les pratiquants. C’est un geste de respect pour les autres mais aussi également pour le lieu où l’on pratique, et un signe de reconnaissance pour le sensei et tous ceux qui ont pratiqués avant nous.

Mokuso

C’est la position typique de la méditation Zen. Le Mokuso est l’instant où le pratiquant s’exerce à la maîtrise de son esprit en supprimant la plupart des perturbations physiques liées au contact avec l’environnement. Fixer son esprit sur un sujet et ne pas en dévier ou ne former aucune pensée en l’absence d’une question, tel est le but suprême du Mokuso. C’est l’agitation permanente de notre esprit qui constitue la pierre d’achoppement. C’est un appel au vide qui permet une complète relaxation et permettra de pratiquer un entraînement optimal sans être perturbé par une pensée négative quelconque. L’arrêt de la pensée ne laisse pas suggérer que l’on est coupé du monde, les sens fonctionnent, on entend, on sent, on voit si l’on ouvre les yeux mais ces perceptions ne déclenchent pas de REFLEXION. Le cours de karaté doit démarrer par le Mokuso en position agenouillée mais pour approcher la méditation et la maîtriser il existe une règle très simple qui se pratique par la respiration. Une fois la position du Seiza exercée et le Mokuso prononcé par votre sensei ou sempai, il faut apprendre à respirer de façon simple et constitutive. Comme le schéma ci-dessous l’indique, on ressort son estomac en inspirant de façon lente et continue, on ferme les yeux pour ne penser qu’à ce que l’on pratique, les mains sont en position du Mokuso et on fait le vide en ne pensant qu’à son mode de respiration. Ensuite on expire de la même façon qui sera lente et perpétuelle, votre estomac cette fois se creuse pendant l’expiration. Il est très important de retenir que l’on inspire par le nez la bouche fermée et que l’on expire par la bouche, celle-ci légèrement entre-ouverte.