Nos katas

“Kata wa tadashiku, jissen wa betsu mono.”

Le KATA, c’est la forme parfaite, le vrai combat, c’est autre chose. Le kata se pratique seul ou en groupe. Son étude, dans les arts martiaux traditionnels, a pour but le travail et le perfectionnement de la technique, du kime (puissance). Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkaï. Dans les arts martiaux, le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s’effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat, conditions potentiellement mortelles.

Katas de karaté Shotokan ( le style du tigre ) :

HEIAN (shodan, nidan, sandan, yondan et godan) : La paix ou tranquillité : ces 5 katas dits éducatifs comprennent la plupart des techniques de base.


TEKKI (shodan, nidan et sandan) : Monter à cheval. Les 3 tekki, où la position prédominante est kiba-dachi, position dite du « cavalier », ont la particularité de s’exécuter dans un seul et unique axe (enbusen). les Tekki sont des katas de renforcement (rentan gata). Le tekki sandan s’étudie généralement après le 2e Dan.

 

 

BASSAI DAI Pénétrer dans la forteresse. il s’agit d’un kata défensif à partir duquel les katas heians ont été en partie inspirés. Dai pour la version longue. Ce kata compte plus de techniques de défense que d’attaque, il représente une situation de combat défavorable contre plusieurs adversaires que l’on tourne à son avantage. Contient 39 mouvements.

 

 

 

BASSAI SHO. Sho à l’inverse de Dai signifie petit condensé. Contient 28 mouvements. Bassai Sho contient de nombreuses techniques de mains ouvertes, des balayages (ashi barai), des défenses sur attaque au bâton (bô uke) et une fin de kata avec mawashi uke associée à un retrait de la hanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

KANKU DAI Le regard vers le ciel : kanku-dai est le plus long des katas en shotokan puisqu’il comporte 65 mouvements.

 

 

 

 

 

 

 

 

KANKU SHO signifie regarder le ciel. il s’agit de la version courte de kanku-dai. Kanku sho malgré qu’il soit censé être la version courte de kanku-dai est fortement différente de celui-ci. Ce kata comporte deux sauts dont un avec 2 techniques de pieds plutôt athlétiques (mikazuki geri avec ushiro geri). Contient 46 mouvements.

 

 

 

 

 

EMPI L’envol de l’hirondelle. Autrefois appelé Wanshu, du nom de son créateur chinois. Il fut renommé par maître Funakoshi. Il est appelé ainsi car il est composé d’un saut assez atypique faisant penser au vol d’une hirondelle (c’est-à-dire rapide et changeant). Empi qui signifie le vol de l’hirondelle, fait allusion aux nombreux changements de positions haute-basse tel le vol d’une hirondelle. Contient 36 mouvements. Il contient des techniques peu fréquentes et très intéressantes comme: age zuki, hiza geri, gyaku zuki en koza dachi, morote teishô uke.

 

 

 

 

JION Du nom d’un temple bouddhiste situé en Chine : la garde de départ rappelle les écoles de boxe chinoises. Son origine est certainement la même que les katas Jiin et Jitte. C’est un kata long et puissant. Les nombreux pivots nécessitent une bonne maîtrise du centre de gravité afin d’être réalisés avec vitesse et stabilité.  Contient 44 mouvements.

 

 

 

 

 

JITTE 10 mains. Encore appelé Jutte (où « ju » signifie clairement 10 et « te » la main, en japonais), sous-entend un combat contre 10 adversaires. La garde de départ est la même que jion faisant référence à une ancienne école de boxe Chinoise. Il fait partie du même groupe de katas que Jion et Jiin. Ce kata représente un combat contre 10 personnes, ce kata contient plusieurs défenses et saisies face à un adversaire avec un bâton. Contient 26 mouvements.

 

 

 

 

 

JI’IN Signifie amour du bouddha. L’idéogramme JI fait référence à Bouddha. La garde de départ est la même que Jion et Jitte qui fait référence à une ancienne école de boxe Chinoise. Il fait partie du même groupe de katas que jion et jitte. Ce kata comprend des changements de la direction rapides dans lesquels il faut maintenir son équilibre, puissance et pas de même distance. Il fut aussi appelé Shokyo par maître Funakoshi.  Contient 32 mouvements.

 

 

 

 

 

 

HANGETSU La demi lune. Lors des déplacements, le pied décrivant un arc de cercle. Ce kata est en partie respiratoire. Il existe deux formes différentes pour exécuter les passages spécifiquement respiratoires, l’une se reportant à l’aspect “santé” et l’autre à l’aspect “martial”. Une des positions principales de ce kata est Hangetsu-Dachi à laquelle il a donné son nom. Il est le seul kata ”respiratoire” de l’école Shotokan.  Contient 35 mouvements.

 

 

 

 

 

GANKAKU La grue sur un rocher : donne l’accent sur la puissance et l’équilibre sur une jambe. Anciennement appelé Chinto. Une de ses particularité est le fait de se tenir en équilibre sur une jambe à plusieurs reprise tel une grue. Ce kata est très dynamique, employant diverses positions (dont la position de la grue), des coups particuliers et un pivot sur une jambe. Contient 41 mouvements.

 

 

 

 

 

CHINTE Signifie mains secrètes. C’est un kata de forme ancienne avec des techniques circulaires et deux piques de la main (en réalité à deux doigts : nihon nukite). Chinte est également particulier car il contient de nombreuses techniques circulaires. Contient 34 mouvements.

 

 

 

 

 

SOCHIN La force tranquille : particulièrement intéressant à cause de la position fudo dachi à tel point que le kata a donné son nom à cette même position (sochin dachi). Ce kata a un rythme dynamique. Il est caractérisé par des mouvements lents entremêlés avec des mouvements rapides. Il a été créé par Yoshitaka Funakoshi à la fin des années trente. Contient 35 mouvements.

 

 

 

 

 

GOJUSHIO DAI Signifie 54 pas.  Gojûshi (54) hô (pas). Dai fait référence à l’amplitude des mouvements (plus amples) il y a quelques différences entres les deux katas. Maître Funakoshi le nomma un temps, Hotaku, le pic vert en référence aux séries d’attaques avec une forme de mains particulières, soit l’index qui dépasse les trois autres doigts aux phalanges repliées (ippon nukite). Contient 54 mouvements.

 

 

 

 

 

 

 

GOJUSHIO SHO Signifie 54 pas. Sho fait référence à l’amplitude des mouvements (moins amples). Contient 54 mouvements.

 

 

 

 

 

 

 

NIJUSHIHO (Nijû shi:24 et hô:pas). Signifie kata des 24 pas : le rythme est particulier, grâce à une succession de temps rapides et lents. Le principe dans ce kata est de capter l’attaque et de supprimer l’attaquant dans le même mouvement. Contient 33 mouvements.

 

 

 

 

 

UNSU La main dans le nuage : c’est le seul kata comprenant un mawashi-Geri. Ce kata tire ses origines d’okinawa. À l’origine ce kata ne faisait pas parti de l’enseignement de maitre Funakoshi. Il est caractérisé par des techniques de coups de pieds depuis le sol. Unsu est un kata très spectaculaire visuellement. Il contient des techniques spéciales telles que le ippon nukite. Contient 46 mouvements.

 

 

 

 

 

MEIKYO Polir le miroir : possède un saut très particulier (sankaku tobi geri). Meikyo est un des seuls kata réalisant des défenses contre un bâton. Anciennement appelé Rohai.  Contient 33 mouvements.

 

 

 

 

 

 

WANKAN La couronne du roi : c’est le plus court des katas Shotokan. Sans difficulté apparente, ce kata nécessite quand même une bonne maîtrise du centre de gravité.  Contient 16 mouvements.

 

 

 

 

 

Depuis 2000, ont été intégrés par shihan Asaï les Junro ( Shodan, Nidan, Sandan, Yondan, Godan ) qui sont maintenant étudiés et pratiqués par tous les karatékas de la AKS/JKS. Ils font partie des passages de grades à compter de ceinture bleue.